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" VOICI L'HOMME..."



Aéroplane - 1915, Malévich

Marcel DUCHAMP




"Le grand verre" 1915-1923

ou

on peut faire de l'art avec tout





A 20 ans, Duchamp (1887-1968) s'exprime dans un style très "nabi" : cf. "Homme à la fenêtre" (1907).
"La partie d'échecs" (1910) est plutôt "fauve".
En 1911, "Le buisson" est dans la manière de Matisse, et "La sonate" entre les fauves et les cubistes.

En 1913, "Nu descendant un escalier", cubiste,



fait scandale à l'exposition de New-York.

Pour ne rien dire de sa célèbre "Fontaine"… urinoir (1917),



passée dans l'histoire de l'art du XXe siècle.
C'est une question à l'art :
voilà qu'un objet industriel ("ready made"), trivial qui plus est, est présenté comme une superbe œuvre d'art !…
C'est déjà du "dada".

Dans le "Grand Verre", tout déroute, tout est décalé ;
je suis en bas, et je/ça ne comprend/s pas la partie du haut : entre les deux, il y a une séparation.
Est-ce un orchestre ?…
C'est un univers de lignes opposées entre haut et bas.
Le bas est affirmé, géométrique, raisonné ;
il y a les 9 "célibataires" (des figurines d'échecs stylisées) et le moulin à chocolat qui tourne sur lui-même…
Le haut est évanescence avec ces fenêtres et ce vide du milieu.
Pour en arriver là, Duchamp a fait des milliers de croquis !
Il exprime la différence comme étant la grande difficulté des relations humaines aujourd'hui.
Il y a 2 lieux, 2 mondes coupés entre eux.
L'un, en bas, est clair et affirmé : c'est le masculin.
L'autre, en haut, est plus insaisissable, avec de l'espace libéré, les fenêtres : c'est le féminin.
La femme ouvre ; le monde masculin est un monde de système, arrêté.
Le jeu plastique savant du tableau va compromettre le spectateur :
on peut le voir des deux côtés puisque les éléments sont enserrés entre deux plaques de verre ;
celui qui le regarde d'un côté voit en même temps d'autres le regarder sur l'autre face.
Il peut aller lui-même de l'autre côté.
Par là, le spectateur est compromis, impliqué.
Ce sont des intellectuels, ces artistes...

Cette démarche va faire des petits !
Louis Cane a pris un grand châssis… et retourné la toile côté lambris ;
puis il a peint avec des couleurs semblables à celles des nymphéas de Monet…
et il a peint aussi le grillage devant.
Cela donne l'impression de plonger dans les nymphéas de Monet.






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