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Million Dolars Baby - Clint Eastwood

Affiche de Million Dollars Baby


USA 2005. Real. Clint Easrwood
Int :Clint Eastwood, Hilary Swank, Morgan Freeman


Le western est une partie de l’histoire du cinéma : sa part ancienne et peut-être aimée de tous à un moment ou un autre de leur vie.
Le cinéma, disait-on, est l’art du mouvement : le western c’est le mouvement, les poursuites, la violence mais aussi une partie authentique de l’histoire des Etats-Unis. Ne dit-on pas que tous les westerns de John Ford, le grand maître du genre, sont des épisodes historiques ?
Le shérif, les bandits, les banques comme objectif, les colons, les indiens... le cinéma serait-il devenu si populaire sans cela, à la fois le 7ème art et l’art pour tous ?
La conquête de l’Ouest, John Ford, King Vidor, Cecil. B.De Mille.. quel éblouissement, après cinq ans de guerre et de coupure avec les Etats-Unis, que de voir déferler sur les écrans, après la Libération, les westerns et les «films noirs»américains dont nous avions été privés pendant cinq ans. Qui ne se rappelle les accords Blum – Byrnès qui permirent la reprise des échanges cinématographiques avec l’Amérique, au grand dam du P.C. qui essayait alors de faire la loi ?
Certes le cinéma français, même s’il s’était maintenu pendant la guerre, ne « faisait pas le poids » face à la puissance américaine ; mais cela aurait été pire avec la fermeture des frontières, par l’isolement qu’elle aurait entraîné. Quant au cinéma soviétique, malgré les quelques chefs-d’œuvre des années 20, il était squelettique et voué essentiellement à la propagande stalinienne.
C’est vrai, le cinéma c’est d’abord et surtout l’Amérique : Charlot, Capra, Welles, Scorsese, Eastwood, je vous laisse le loisir de compléter et de faire d’autres choix.

Le héros vieillissant de Million Dollars Baby permet à Clint Eastwwood de nous donner ce qui est probablement son meilleur film. Le critique du Monde, Jean François Rauger, parle à juste titre d’élégie et de lyrisme. Tout le film est commenté en voix « off »par un ancien boxeur, Eddie (Morgan Freeman), ami et mauvaise conscience du manager Frankie Dunn (Clint Eastwood), qui entraîne à la boxe une jeune femme, Maggie (Hilary Swank).
Malgré les réticences du manager, les mises en garde répétées de son ami Eddie, la jeune femme continue à boxer et le film déroule son action jusqu’à la fin dramatique. Maggie partageait ses sentiments entre sa passion pour la boxe et le moyen qu’elle y voyait de sortir de sa condition, de sa classe comme l’on disait dans les années 50 ; et comme cela reste très compréhensible. Le rapport filial et celui de maître à élève sont traités avec une assurance, une maîtrise et une réussite telles que nous sommes dans la tragédie alors que le scénario est mélodramatique.

Le héros américain est dans l’action et son action le mène à la réussite … et à la mort.
Huston, Clint Eastwood, nous savons que nous avons là la face noire mais gigantesque du cinéma américain.

René THIBON

 

 

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