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Hugo Cabret - de Martin Scorcese

 

Hugo Cabret

Réalisation : Martin Scorsese - Drame
Film adapté du roman de Brian Selznic
Avec : Asa Butterfield, Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen

USA - 2012 - (2h08)



Dans le Paris des années 30, que les écrivains et cinéastes américains ont tant aimé,
Hugo Cabret, orphelin de 12 ans, vit pauvrement dans une gare (la Gare de Lyon, apparemment) ;
et plus précisément dans la tour de l'horloge dont il entretient la splendide mécanique.
On sait peu de choses de son passé et son avenir semble sombre.
Il garde avec lui un étrange automate hors d'état de marche,
qu'il arrivera à réparer grâce à une clé en forme de coeur
qu'Isabelle, une petite fille devenue son amie, lui a donnée
et qu'elle tenait de son grand père
- on apprendra plus tard qu'il s'agit de Georges Méliès -.

Dans les années 20, Georges Méliès était devenu parfaitement anonyme.
Il avait brûlé toutes les copies des films qui étaient en sa possession.
Très influencé par la magie, qu'il avait d'ailleurs pratiquée,
il ne voyait pas le cinéma évoluer hors du mystérieux et du fantastique.
Il ouvrit alors une boutique de jouets avec sa femme, Jeanne d'Alcy, une ancienne actrice.

L'enquête que Scorsese fait mener à ces deux enfants orphelins, Hugo et Isabelle,
lui permet de nous faire découvrir des films de Méliès
mais aussi ceux des premiers cinéastes : les frères Lumière, Harold Lyod, Buster Keaton...

Ce film est une belle aventure, pour tout public, très bien construite,
avec des courses folles au milieu de mécaniques horlogères.
Le mystère s'éclaire petit à petit, dans un Paris sortant de la guerre de 14/18.

Avec l'hommage à Paris que Scorsese,
comme Woody Allen et beaucoup d'autres américains de l'époque,
découvrait avec amour,
ce film est aussi un hommage au cinéma français
qui, des années 30 aux années 50, était l'un des grands cinémas mondiaux.

On peut y voir aussi, comme Isabelle Régnier dans Le Monde du 13/12/2011,
une métaphore audacieuse et grotesque du fascisme de l'époque
et de la déportation à venir des Juifs.

René Thibon


Poésie ou métaphore tragique ?
Les deux, sans doute.
Et, plus sûrement, peut-être, ambiguïté fondamentale de la condition humaine.
Jamais absolument noire.
Jamais absolument lumineuse.
Résonances avec la célèbre parabole de l'ivraie et du bon grain...

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