Logo d'ACF Nimes Cinéma


Je ne suis pas là pour être aimé - Stéphane Brize

Affiche de Je ne suis pas là pour être aimé - Stéphane Brize


France 2005. Réal. Stéphane Brize
Int. : Patrick CHESNAIS et Anne CONSIGNY


Ou comment les conseils de son médecin font sortir Patrick CHESNAIS
de sa vie morne et triste d’huissier de justice… ce qui le rend vaguement coupable.
À un conseil médical classique pour un patient qui vient d’atteindre la quarantaine :
faites de l’exercice physique, montez les escaliers à pied, faites une promenade un peu rapide, quotidienne, de 1000 à 1500 mètres…
P. Chesnais répond par la pratique de cours de danse.
Voilà notre héros, un peu étouffé jusque là par un père exigeant, renfrogné et mauvais coucheur,
qui retrouve un nouvel élan pour danser le tango.
Il y rencontre une jeune et jolie partenaire et le renfrogné devient malicieux,
la raideur s’estompe dans les pas (et les passes) langoureux du tango.
Ce film délicat et pudique, en « empathie avec les handicapés de l’émotion »,
selon l’heureuse expression du chroniqueur du « Monde »,
est une nouvelle réussite du cinéma français de cette année.
Patrick Chesnais confirme qu’il est bien un des meilleurs acteurs de sa génération ;
et Anne Consigny, l’apprentie danseuse et future épouse, prisonnière elle aussi du conformisme familial,
lui donne une réplique parfaite.
Grâce à la délicatesse de la mise en scène et à la qualité des acteurs,
Stéphane Brizé apparaît comme un des espoirs du cinéma français.
Ce film est une belle réussite.



Combien tu m’aimes ?

Affiche de : Combien tu m’aimes ? - Stéphane Brize

France 2005- Réalisation : Bertrand Blier -
Avec Monica BELLUCCI – Bernard CAMPAN – Gérard DEPARDIEU – Jean-Pierre DAROUSSIN.

On connaît Bertrand Blier pour son anarchisme, son humour noir ou qui se veut tel.
Dans cet esprit là le film « Les valseuses » avec Depardieu, Dewaere et Miou-Miou était une vraie réussite.
Depuis lors la veine s’était assagie, l’humour affadi et la verve semblait se tarir.
Avec « Combien tu m’aimes », dont le titre ne laisse pas beaucoup de doutes sur la hauteur des sentiments,
on assiste à un nouvel essai de comédie assez classique ; le timide et la putain.
Malgré quelques situations assez inattendues, un peu drôles,
on retombe vite dans le banal, le routinier.
Finalement le spectateur se trouve comme le héros du film ;
il fait comme s’il avait gagné le gros lot, mais bien sûr ce n’est pas vrai !
Bref, « un frisson d’eau sur de la mousse ».

René Thibon.

 

 

Logo d'ACF Nimes
Arts - Cultures Foi de la délégation de Nimes
Site créé par NPousseur