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A history of violence - David CRONENBERG

Affiche de : A history of violence - David CRONENBERG


USA 2005. Réal. David CRONENBERG
Int. : Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris

Personne ne doute que Cronenberg s’intéresse à la violence,
même si ses films ne sont pas (tous) distribués dans les grands circuits commerciaux.
« Crash », parmi d’autres, nous révèle la passion qu’éprouve ce metteur en scène
à nous montrer, à nous donner à voir la violence dans cette Amérique du Nord, par ailleurs si riche en exploits de toute sorte.
Réflexion sur la violence, mais aussi sur le destin, le hasard, le remords.
L’oubli du passé est-il possible ?…
Tom (Joey dans une première vie), commerçant, époux respecté d’une avocate célèbre dans une petite ville (Millbrook - Indiana),
est père de deux enfants.
L’aîné, qui est présenté comme pacifique et timide, se révèle brusquement agressif et vindicatif
en se débarrassant férocement de deux de ses camarades lycéens qui auraient aimé le prendre comme souffre-douleur.
Le film reste muet sur l’origine de cette violence chez le garçon.
Le père lui a-t-il appris à se défendre ?
La violence est-elle un mal transmis par la famille, la télévision ?…
La société elle-même est montrée comme violente, et le shérif comme justicier - plus que comme gardien de la paix et de la justice.
Quant à la petite fille de Tom (4 ans), elle rêve de monstres, nous apprend-elle - avec insistance.
Il est vrai que le film débute par des gros plans de cadavres et par l’assassinat horrible d’une petite fille dans un motel…
Après un passage dans le désert, Joey refait sa vie sous le nom de Tom,
mais peut-on changer de personnalité, de caractère aussi facilement que de mode de vie ou d’état-civil ?
Comme tous les critiques, même si mon rôle ici est purement privé et amical,
je me dois de ne pas révéler l’intrigue puisque, semble-t-il, le metteur en scène l’a demandé.
Mais on voit bien que Cronenberg pense que cette violence est consubstantielle à tout rapport humain.
Pourquoi la guerre ?
A cette question bien connue d’Enstein, Freud répondait :
« Parce que nous descendons d’une longue lignée d’assassins. »

Après avoir éliminé des malfrats, Tom (Joey) finit par éliminer son propre frère, roi de la pègre.
À partir de ce moment-là, pourra-t-il partager l’intimité de son couple et la paternité structurante ?
Telle est la question que pose Jean. A GILI dans son article de Positif (nov 2005) - ma revue préférée, vous l’avez déjà compris, je pense.

Les films « La Maison de Nina », « Manderlay » ou « L’Enfant », eux aussi, auraient pu faire chacun l’objet d’un article car ils méritent à coup sûr d’être vus.

René THIBON

Une fois de plus, la création artistique actuelle nous jette aux yeux l'énigmatique violence de l'homme envers l'homme.
Comme s'il n'était vraiment plus possible de vivre sans la prendre en compte, en se voilant la face...
A chacun de chercher ce que cela change pour lui.

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