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The new world - Terrence MALIK

Affiche de La Trahison 
      - Philippe Faucon




"The New World"
De : Terrence Malik
USA 2005 - Couleurs -
Avec : Colin Farrell, Christian Bale, Q'orianka Kilcher.

Voici le 4eme film de Terrence Malik ,réalisateur américain né en 1945.
Les 3 premiers : La Ballade sauvage (Badlands) date de 1974 (Malik avait29 ans) ;
Les Moissons du ciel (Days of Heaven) sont de 1979 ;
et La Ligne rouge(Red Line) de 1978.
Toutes les encyclopédies ou histoires du cinéma qui veulent bien le citer
le qualifient de vrai cinéaste, de réalisateur prometteur .
Les financiers, les réalisateurs semblent lui avoir fait moins confiance....

Les Moissons du ciel et La Ligne rouge m’avaient déja laissé le souvenir de films magnfiques,
lents, nous offrant une nature belle et sauvage comme il doit s’en trouver encore aux Etats-Unis.
Avec Terrence Malik, c’est la poésie, l’élégie , le passé de “l’avant 1610” en Amérique
qui se déploient sous nos yeux.
C’est d’abord le monde, la nature , sa beauté et les “naturals” qui y vivent en harmonie avec elle,
et qui s’imprègnent de son “esprit sacré”
.....(voir les gestes d’offrande et de respect de Pocahontas).
Puis nait une idylle entre le capitain Smith (récemment débarqué avec un groupe de soldats et d’émigrants)
et Pocahontas (l’indienne plus tard baptisée Rebeca ).
On pense alors au jardin d’Eden , à Adam découvrant Eve,
alors que lentement ils s’avancent dans les herbes hautes
et qu’ils s’observent,s’effleurent, appprennent à se parler.
Mais ce moment de rêve , entretenu par les voix off et par le lent défilé de paysages sublimes, va s’arrêter.
Pocahontas et Smith sont chacun exclus de leur societé :
Ancien et Nouveau monde ne s’uniront jamais ...

Quelle belle parabole Malik nous offre là !
Le critique du journal Le Monde , Jean -Luc Douin, lui aussi envoûté par ce film, titre son article :”De l’Eden au paradis perdu”.
Les premiers français et anglais abordant les côtes américaines ont-ils peut-être ressenti cette impression de jardin idyllique,
habité par des “naturals” respectueux de la” Nature sacrée“ ?...
On pourrait appliquer aux indigènes des futurs Etats-Unis
ce qualificatif que la grande Annah Harendt applique au peuple juif,
en particulier aux juifs allemands qu’elle a quittés pour survivre :
ce peuple paria, victime d’un génocide”.

René Thibon

 

 

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