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Dialogue avec mon Jardinier - Jean Becker

Dialogue avec mon Jardinier



Dialogue avec mon Jardinier.......- Comédie
Jean Becker, d'après le roman de Henri Cueco
Avec : Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin, Fanny Cottençon
France : produit en 2006, sorti en juin 2007 - (1h50)


Plus que pour une autre œuvre - de théâtre en particulier -,
un film réussi est aussi la rencontre d’un auteur et d’un metteur en scène,
leur entente amicale et leur « profonde compréhension ».
Dans « Dialogue avec mon jardinier » se retrouvent
Jean BECKER, le fils de Jacques (1),
et Henri CUECO, un écrivain que les auditeurs de France Culture connaissent bien
si, le dimanche à 12h30, ils suivent l’émission humoristique et drôle “Des Papous dans la tête”.

Jean Becker est né à Paris en 1938.
Assistant de son père, de Julien Duvivier entre autres,
il est devenu réalisateur en 1961 pour le film « Un nommé La Rocca », avec J.P. Belmondo.
Il dirige aussi « Tendre voyou » en 1966.
Ses longs métrages sont rares :
« L’Été meurtrier » en 1983, où l’on se souvient d’Isabelle ADJANI :
jeune femme installée dans un petit village provençal, elle aguichait un peu trop les garçons,
au grand dam, à la grande colère d’Alain Souchon.
Un film qui fut nommé aux Oscars cette année là.
Entre temps, Jean Becker a vécu de publicité filmée
car ainsi va le cinéma en France (et sans doute ailleurs !).

Cette année, il nous offre une comédie réussie - quelquefois jubilatoire -
avec J.P. DAROUSSIN et Daniel AUTEUIL, sur un scénario de Henri CUECO.
Il s’agit de la rencontre entre deux vieux copains de l’école primaire
qui se sont perdus de vue depuis des années :
“l’urbain et le péquenot”, selon le journal Libération.
Situation banale, stéréotype que Daroussin et Auteuil dépassent aisément et avec brio.
Le face-à-face, le tête-à-tête de ces deux grands acteurs
permet à Jean Becker de nous donner un film classique, une réussite à mon avis.
Les lieux communs sur la peinture ancienne et moderne, abstraite et figurative sont assénés sans malice,
tellement Daroussin, le jardinier, incarne le bon sens primaire et paysan
que Daniel Auteuil retrouve avec une sorte de ferveur,
comme on retrouve son enfance où plutôt ses souvenirs d’enfance.
Certains critiques y ont vu un échange de banalités :
sans doute la retenue et l’émotion que peuvent cacher les mots leur ont-elles échappé.
Henri CUECO, outre ses talents d’humoriste, est peintre lui-même.
Il semble très attaché à nous présenter la vie des humbles
et de ces deux personnages qui nous rappellent Giono,
quelquefois Marcel PAGNOL dans ses meilleurs jours.
Le Monde et Libération sont d’un avis contraire.
Permettez-moi de ne pas les suivre.

René THIBON

1) Jacques BECKER est l'un des réalisateurs les plus connus du cinéma français.


Pareil film nous rappelle peut-être combien
la « culture » n’est pas l’apanage des populations dites ‘cultivées’…
Peut-être faut-il, pour le percevoir,
une sensibilité qui ne soit pas enfermée dans les stéréotypes des milieux ‘intellectuels’,
et qui sache percevoir la profondeur cachée de l’humble quotidien.

Il doit tout de même y avoir quelque raison au fait que, pour des chrétiens,
le Fils de Dieu a pu vivre pendant trente ans une vie humaine des plus banales
sans s’en trouver lassé…

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