Affiche de la conférence sur la bioéthique

BIOÉTHIQUE ET RELIGION

Conférence-débat


par "L'École de l'ADN" et avec le soutien de "Arts-Cultures-Foi" Nimes
le 20 septembre 2005 à 18h30, amphi du lycée Daudet à Nimes


La prise de pouvoir sur le génome constitue une nouveauté culturelle considérable :
l'acquis s'immisce au coeur de l'inné (voir la conférence de Yannick Breton).
Cette nouveauté entraine et appelle un débat de société.
L'École de l'ADN de Nimes a pensé qu'il serait intéressant
de faire entendre la parole des religions dans ce débat.
Arts-Cultures-Foi lui a très volontiers apporté son concours.

 


INTERVENANTS :


Élie BOTBOL, de Strasbourg, pour le Judaïsme

- Éthique de conviction et éthique de raison ;
- Nature du questionnement nouveau posé par les nouvelles technonologies médicales :
biologisation de l'homme et dissociation sexualité - fécondité - gestantité et parentalité,
avec les questions corollaires du mariage homosexuel, des mères porteuses, de l'adoption par des parents homosexuels et finalement de l'intérêt de l'enfant à ces égards ;
- Identité humaine : qui la définit ? la biologie ? le juridique ? la culture sociétale ? la religion ? les enjeux économiques ?
- La maîtrise de la vie par l'homme : jusqu'où ? à partir de quand ?
Clonage, diagnostic prénatal, diagnostic préimplantatoire dans la FIV, sort des embryons congelés : objets ou sujets ?
La génétique au service de l'homme ou créant un nouvel humanoïde ?
Avec en toile de fond la question des dérives de l'eugénisme politique ou médical ;
- Le statut de l'embryon ;
- Résistances essentielles par rapport au clonage thérapeutique humain ;
- Alternative à la chosification de l'embryon par l'utilisation des cellules souches dans la recherche pour l'obtention de nouveaux tissus humains pour les transpalntations ;
- Comment est-il possible de refuser aux homosexuels ce que l'on accorde aux familles monoparentales :
dissociation sexualité et fécondité, ou entre fécondité et adoption (don d'ovocytes, insémination post-mortem).


Mustapha DAIDJ, de Marseille et Paris, pour l' Islam

- En Islam, la vie création de Dieu, est sacrée. L'homme n'en est que le dépositaire ici-bas et en a la responsabilité, la protection et le respect.
La bioéthique est la mise en oeuvre de cette responsabilité.
La réflexion sur la bioéthique doit donc tenir compte de cette double contrainte :
- d'une part du caractère sacré, absolu de la vie et à ce titre inviolable, n'acceptant aucune atteinte ni limite ;
la morale concernant la vie étant fixée une fois pour toutes par le Coran, parole divine (interprétée par les théologiens, seuls habilités à le faire) ;
- et d'autre part, l'évolution des moeurs, les nouvelles conceptions des droits de l'homme,
l'émergence des désirs individuels, des progrès de la science et de la technologie
avec ses possibilités d'intervention sur le vivant
et les manipulations rendues possibles par l'invention d'outils de plus en plus sophistiqués et performants du génie génétique.
Seront exposées quelques-unes des réponses apportées, avec leus justifications aujourd'hui par les penseurs musulmans dans leur grande diversité.


François ROCHAT, de Nimes, pour l' Église Réformée

Si, selon Paul Ricoeur, "l'éthique vise à promouvoir de la vie bonne avec et pour autrui, dans des institutions justes",
la participation protestante au débat soutiendra la réflexion permettant à chacun de prendre ses responsabilités dans la société actuelle.
Autrement dit, si l'on parle d'éthique protestante, elle pourra se caractériser ainsi :
Non pas une éthique d'église, mais des éléments de réflexion partagés
pour équiper chacun à sa responasbilité, à la lumière de sa lecture de l'Évangile dans les situations de son existence.
Une réflexion sans cesse en évolution et en débat ouvert, laïque, pluriel, face à la complexité croissante des situations et des problèmes rencontrés.
Quelques exemples de lecture personnelle par un protestant de questins bioéthiques en débat.


Bruno SAINTÔT sj, de La Baume-les-Aix, pour l' Église Catholique

- Pourquoi et comment l'É.glise Catholique valorise-t-elle la recherche scientifique et les technologies ?
- Comment une conception de l'être humain peut-elle être informée par une connaisance religieuse ?
- Comment cette conception de l'être humain peut-elle conduire à la résolution de dilemnes éthiques et à des décisions éthiques ?

 

Des notes assez complètes de la conférence-débat,

mais non revues par les intervenants,

sont disponibles sur la page suivante
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