LA BIOÉTHIQUE : UNE QUESTION CULTURELLE AUSSI

Promesse d'humanité




L'équipe ACF-Nimes réagit à la bioéthique comme question culturelle


Au fil de notre échange et en regroupant des expressions par sujet :

° J'ai mieux compris ce qu'est la bioéthique.
L'homme est une réalité inachevée, encore à « créer »,
il faut s'y intéresser plutôt que de condamner « comme ça ».

° Comment le commun des mortels peut-il mettre des limites ?
Par exemple, cette idée qu'il n'y a pas de définition/nature de tel être vivant, ça perturbe.
Tout cela devient si complexe et immense que c'est angoissant ;
je me protège en y étant étranger.
Le terreau actuel me donne le sentiment que le sol nous manque sous les pieds.
C'est davantage une question de spécialistes, je suis un peu perdu.
Et les politiques eux-mêmes…
Mais suffit-il de faire confiance à quelques spécialistes ?
Tout le monde peut réfléchir, éclairé par eux.

° On n'est jamais dans le fixe : un vrai deuil, pour moi.
Dans un musée de préhistoire,
si je me plonge dans la nuit des origines de l'homme,
je m'angoisse et je me perds comme orphelin d'une filiation ;
mais si je vois les témoignages d'un être qui se lève et avec qui j'ai une parenté, c'est différent.
D'ailleurs, beaucoup sont soucieux des traces de l'homme,
ces découvertes et ces discussions sont un enrichissement du genre humain.
Les interdits [ posés de l'extérieur NDLR ] renforcent le caractère inquiétant de la nouveauté
en occultant les questions que l'on se pose ;
alors, ça devient sans issue.

° En ce qui concerne l'expression officielle de l'Église,
il faudrait passer d'une période négative où on arrive avec un enseignement tout fait,
à une période plus moderne où on est plus à l'écoute.
Nos enfants, aussi bien que des jeunes très pratiquants,
utilisent des techniques de procréation médicalement assistée sans même se poser de question…
Mais les progrès des sciences et techniques font aussi porter aux individus des choix de vie insurmontables
(cf. les tests génétiques du fśtus pour la trisomie 21) ;
les médecins et le monde scientifique ont une emprise colossale, parfois écrasante, sur les parents,
et on ne sait pas où sont les limites…
du moins dans les pays occidentaux qui, eux, ont les moyens !

° Je suis émerveillée par les potentialités données à l'homme
et par la responsabilité que nous avons.
Mais jusqu'où peut-on aller ?
Où mettre la dignité de l'homme ?
Ce que faisait le hasard [et la nécessité ! NDLR] ,
l'homme peut maintenant le faire en partie…
Cela nous rend co-créateurs, mais comment orienter cette création ?
On peut imaginer que l'homme devient vraiment homme en faisant cela ;
mais on est un peu pris de vertige, et il y aura quand même quelques ratés.
On peut quand même tenter l'aventure : comment y échapper ?
Quelle confiance en l'homme !
Mais Dieu fait-il autre chose en remettant entre nos mains son Fils,
en le laissant exécuter, en remettant toute la suite aux apôtres ?...
Dieu qui aime, accompagne, pardonne tous ceux qui cherchent, c'est extraordinaire.
Cela donne une vison de l'homme, une perspective ;
et, en même temps, de nouveaux traits au visage du Christ.
Le christianisme n'est pas si mal placé pour être reçu par les hommes d'aujourd'hui.


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