‘Le Christ philosophe’

Frédéric Lenoir


Éditions Plon, Paris - 2007 (312 pages, 19€)

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Une histoire du christianisme occidental  

 

 

 


Présentation de l'éditeur

Pourquoi la démocratie et les droits de l'homme sont-ils nés en Occident plutôt qu'en Inde, en Chine, ou dans l'Empire ottoman ? Parce que l'Occident était chrétien et que le christianisme n'est pas seulement une religion.
Certes, le message des Évangiles s'enracine dans la foi en Dieu, mais le Christ enseigne aussi une éthique à portée universelle : égale dignité de tous, justice et partage, non-violence, émancipation de l'individu à l'égard du groupe et de la femme à l'égard de l'homme, liberté de choix, séparation du politique et du religieux, fraternité humaine.
Quand, au IVe siècle, le christianisme devient religion officielle de l'Empire romain, la sagesse du Christ est en grande partie obscurcie par l'institution ecclésiale. Elle renaît mille ans plus tard, lorsque les penseurs de la Renaissance et des Lumières s'appuient sur la "philosophie du Christ", selon l'expression d'Erasme, pour émanciper les sociétés européennes de l'emprise des pouvopirs religieux et fonder l'humanisme moderne.

Frédéric Lenoir raconte ici le destin paradoxal du christianisme - du témoignage des apôtres à la naissance du monde moderne en passant par l'Inqusition - et nous fait relire les Évangiles d'un oeil radicalement neuf.

Frédéric Lenoir est philosophe, historien des religions et chercheur associé à l'École des Hautes Études en Sciences Sosiales. Directeur du magazine Le Monde des religions, il est l'auteur d'essais et de romans historiques qui ont connu un succès international. Ses ouvrages sont traduits dans vingt-cinq langues.


Commentaires d'Arts-Cultures-Foi de Nimes

Un grand merci à Frédéric Lenoir pour son magnifique livre.
Ce qui m'a vraiment touché, c'est l'honnêteté, la pertinence et la profondeur de sa pensée.
Il a su comme bien peu, avec vérité et sans agressivité ni récupération,
percevoir la nouveauté profonde du message du Christ,
les infidélités/inconsciences et les fidélités de l'Église,
l'actualité de ce message (cf. % l'Europe "chrétienne").

Il vaut la peine de ne pas se laisser arrêter par les 300 pages de texte.
Il n'y a pas besoin d'être agrégé en philosophie ou en théologie pour le lire,
même si c'est un ouvrage 'sérieux' ;
et puis il est écrit en gros caractères.
Passionnant de bout en bout,
il porte un éclairage profond, souvent surprenant, et d'une grande justesse
sur les évangiles et la foi chrétienne, sur l'Église et son histoire, sur la société actuelle et ses fondements.

Il donne aussi à réfléchir sur ce qu'on appelle "l'inculturation" de la foi chrétienne :
notre relation au Christ comme à Dieu se joue dans et par notre culture,
en même temps qu'elle introduit dans cette culture des 'déplacements'.
Le processus ne relève pas d'un programme...
il n'est pas toujours vécu très consciemment...
on trouve des traits de génie comme des infidélités sidérantes...
Alors, aujourd'hui, comment vivre cette "modernité"
avec laquelle notre Église a tant de difficulté ?
Tout est peut-être question de sympathie dans le regard sur la culture du termps,
alliée à une disponibilité à l'Évangile, surtout là où il nous apparaît plutôt comme une gêne :
comme à la naissance de l'Église.
Mais le chrétien de notre temps se trouve invité à l'humilité.
Il ne peut pas ne pas se demander :
"Et nous, aujourd'hui : aurions-nous aussi des inconsciences majeures ?..."


Jacques Teissier


 

 

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