Frédéric BOYER



Quelle terreur en nous ne veut pas finir ?


Éditions P.O.L. Paris ( 2015)
(112 pages - 9€)

 

 


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couverture  

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le fait d'être humain ne procède pas uniquement de nous-mêmes, comme le fait d' être d'une culture, d'une histoire ne procède pas d'un seul autre, ou d'un seul semblable, rnais de l'ensemble des autres, de tous les semblables, et plus loin encore de l'autre à venir, du dissemblable, de l' étranger, de l'autre culture, de l'autre histoire. Où et comment se pose la question de l'honneur à cet instant ? N'est-ce pas cette pliure que fait courir à l'espèce le mépris, l'incompréhension, le refus de l'autre ?

Aujourd'hui nous devons faire face. Et savoir d'instinct, savoir sans le comprendre que la seule force, la seule valeur, la seule dignit é, c'est de ne pas comprendre si comprendre nous fait renoncer à l'amour de l'autre. Voilà ce qui fonde, voilà ce qui fait la légitimité non seulement d'une existence mais de toute communauté .

 

 

 

Recension


D'aucuns penseront-ils que Frédéric Boyer est un doux rêveur
dont les pensée pieuses et humanistes sont non seulement naïves
mais, dans le contexte actuel, dangereuses ?
Les malheureux !
Ils feraient ainsi la preuve de la pertinence de son merveilleux petit bouquin :
Quelle terreur en nous ne veut pas finir ?

Frédéric Boyer n'explique pas. Il dit. Il pense. Il réfléchit. Il montre.
De son écriture si personnelle, il démasque sans pitié
les bonnes raisons que nous savons bien nous donner pour justifier notre peur de l'autre :
celui qui n'a pas la même culture que nous, la même religion que nous
et qui, pensons-nous, va mettre à mal notre riche identité, fruit de toute une histoire.
Au nom de quoi l'histoire, si diverse, qui nous porte et dont nous sommes l'aboutissement, devrait-elle s'arrêter à nous ?
Serait-elle tellement supérieure à toutes les autres que celles-ci devraient s'effacer respectueusement devant elle ?

Certes, les problèmes ne manquent pas.
Pour en tenir compte, il nous faut les comprendre.
Mais quand « comprendre » nous fait renoncer à la fraternité humaine fondamentale qui nous unit,
alors notre dignité est de ne pas comprendre.
L'amour de l'autre est le fondement même de notre humanité.
Y renoncer déshumanise.

Frédéric Boyer ne nous donne pas de solutions.
Il interroge l'esprit dans lequel nous en cherchons.
Et il l'éclaire.

Jacques Teissier




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