Arts-Cultures-Foi de Nîmes

présente

 


Jacques Teissier



La corrida, effraction salutaire


Ed. Au diable vauvert , 30600 Vauvert - Parution 6 septembre 2018 - 62 p. – 5 €


couverture





La présentation de l'éditeur :
(4e de couverture)



4e de couverture


Présentation et Commentaires d'Arts-Cultures-Foi de Nimes


Le livre de Jacques TEISSIER sur la corrida comme effraction salutaire ,
dépasse le simple cadre de l'aficion et du monde de la tauromachie.
Il est une réflexion et une interrogation humanistes sur nos propres valeurs,
notre rapport à la vie, à la mort, à l'animalité, à la spiritualité,
aux sens de nos actes que nous tenons pour évidents.
Il montre que la corrida est une effraction
car c'est une rupture avec des évidences véhiculées par la société moderne.
Une effraction salutaire car ces évidences ne sont pas aussi innocentes qu'on pourrait le croire.
Pourquoi l'homme affronte-t-il encore au vingt-et-unième siècle cet animal le taureau, qui peut lui ôter la vie ?
Pourquoi cet acte est-il encore aujourd'hui porteur de sens ?
Quelle vérité cela lui apprend-il sur lui-même ?
Face au danger et à la mort, il n'y a plus moyen de mentir, l'authentique courage apparaît.
L'homme dépasse sa peur, il utilise l'étoffe (cape et muleta) et sa technique (la lidia )
pour canaliser la violence brute du taureau et la mettre en forme.
De cette mise en forme, l'homme fait naître de l'art (ce qui est le propre de l'homme). Il fait une faena ,
c'est-à-dire qu'au risque de sa vie, il canalise la charge du taureau pour en faire quelque chose d'esthétique et d'artistique.

Jacques TEISSIER s'interroge également sur : pourquoi le spectateur va-t-il encore aux arènes en 2018 ?
Pour voir apparaitre ce qu'est le duende ,
cet instant de grâce où le mouvement du taureau et du torero s'accordent parfaitement et où l'inspiration survient.
C'est un moment où : « le mystère se laisse percevoir mais il reste insaisissable,
comme pour nous faire goûter à quelque au-delà, à un ailleurs indéfinissable, qui nous habite et nous dépasse à la fois. »

Ce livre fait preuve également d'une grande honnêteté intellectuelle
car il s'interroge sur le bien fondé des arguments des animalistes
et reconnait que la problématique du bien-être animal mérite d'être considérée
notamment en ce qui concerne les conditions d'élevage et de transport.
Il montre également d'où vient la dérive animaliste :
le mode de vie de l'homme moderne est essentiellement urbain, il a perdu le contact avec le monde rural.
L'animal de compagnie que l'on côtoie n'a pas le même mode vie que celui de l'animal sauvage.
Le taureau de combat n'est pas cet animal de compagnie humanisé à outrance
mais un animal sauvage qui a l'instinct du combat pour défendre son territoire.
L'animal peut avoir certains droits mais il ne peut être mis à la même place que l'homme.

Ce livre est donc un humanisme, il nous fait toucher ce qui fait de l'Homme un humain.

Christophe DE VOS.




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