Arts-Cultures-Foi de Nîmes

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LA FIN DE LA FÊTE

Rubén Amón
Editions Au Diable vauvert , septembre 2022 - 412 p. – 22€
ISBN : 979-10-307-0542-3
Format : 130 X 198

couverture


Présentation de l'éditeur

Dans cet essai magistral, best-seller en Espagne,
Rubén Amón interroge une société qui marginalise la tauromachie,
et en fait du même coup un enjeu.
Quel malentendu peut expliquer l'hostilité de l'écologie,
alors que l'élevage et la culture des taureaux représentent un territoire d'exception et de conservation unique ?

Mais les tauromachies placent face à ses tabous et ses angoisses,
une société qui voudrait contrôler la mort, la nature, les rituels et les défis extrêmes.
Et Rubén Amón porte le paradoxe jusqu'à montrer que la culture taurine est aujourd'hui
un espace de subversion et de résistance à la normalisation
qui la rend aussi plus attractive que jamais.

« Un livre très documenté, percutant, sans jargon, excitant,
sur la tauromachie dans son rapport plus que conflictuel, antinomique,
avec la société contemporaine noyée dans la bien-pensance. » Jacques Durand



Le mot d'Arts-Culture-Foi

Bien que, paradoxalement, l'affaire Caron ait donné l'occasion d'entendre enfin dans les medias
la parole des amateurs et des acteurs de la tauromachie,
la corrida reste des plus décriée.
L'espagnol Rubén Amón entend les critiques et s'efforce d'y répondre honnêtement.

Eh bien voici un ouvrage remarquablement informé, fort intelligent et, ce qui ne gâte rien, très bien écrit.

Sa dissonance avec le discours ambiant sur le sujet
illustre parfaitement le malentendu majeur qui règne en maître dans la société de notre époque.
Les opposants s'indignent, se coalisent, et combattent en faisant feu de tout bois.
Ils savent.
Les aficionados ahuris entendent un discours dans lequel ils ne se reconnaissent absolument pas
– sans parler d'innombrables contrevérités inlassablement répétées pour attiser le feu.
Ils cherchent.

Voilà qui peut faire penser à l'Inquisition.
Les autorités ecclésiastiques « savaient » : de gré ou de force il fallait s'aligner.
Il n'y avait pas à penser.
Notre société se révèle "avide de moralisation et d'interdiction " : « Garde à vous ! ».
Passée ou récente, l'histoire n'a que trop montré
les dangers d'une telle recherche d'asepsie sociale, conduite par une faction…

L'intérêt de ce livre pour les aficionados
sera de décoder très largement ce que le rite taurin leur fait vivre, d'y mettre des mots.
Et il ne sera sans doute pas sans intérêt pour ceux qui, a priori, n'aiment pas,
mais qui cherchent à comprendre ce monde taurin si choquant à leurs yeux, ou du moins étrange.
Ni les uns ni les autres ne devraient perdre leur temps à le lire, me semble-t-il.

Une remarque critique, cependant ; mais elle ne touche pas à la tauromachie en tant que telle.
Dans le christianisme, ce n'est pas le religieux, le sacré, le rite, qui est au premier plan :
c'est l'humain et la fraternité.
Nos rites, nos gestes religieux y sont authentifiés par la qualité de nos relations aux autres.
Un exemple entre mille :
«  Si quelqu'un dit : "J'aime Dieu", alors qu'il a de la haine contre son frère,
c'est un menteur.
En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit,
est incapable d'aimer Dieu, qu'il ne voit pas.
 »
(1 ère lettre de l'apôtre Jean 4,20-21)
La corrida est certes pur rite.
Mais il n'en va pas de même pour le christianisme.
Rubén Amón ne semble pas l'avoir perçu.
Oh ! N'arrive-t-il pas à Homère lui-même de nous sortir parfois des vers de mirliton ?
" Quandoque dormitat bonus Homerus "…

Merci… bonus Rubén Amón.

Jacques Teissier

 

 

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